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Le dicton du jour ...

"Je préfèrerais m'assoir sur un potiron et le posséder bien à moi que d'être à plusieurs sur un coussin de velours." Henri David Thoreau (poète américain)

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Dimanche 17 avril 2011 7 17 /04 /Avr /2011 22:12

Nous y voilà, nous y sommes.
Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l'incurie de l'humanité, nous y sommes.
Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l'homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu'elle lui fait mal.
Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d'insouciance, nous avons chanté, dansé. Quand je dis « nous », entendons un quart de l'humanité tandis que le reste était à la peine. Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides àl'eau, nos fumées dans l'air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu'on s'est bien amusés.
On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l'atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu. Franchement on s'est marrés.
Franchement on a bien profité.
Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu'il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre.
Certes.
Mais nous y sommes.
A la Troisième Révolution.
Qui a ceci de très différent des deux premières ( la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu'on ne l'a pas choisie.
« On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins.
Oui.
On n'a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis. C'est la mère Nature qui l'a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies. La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets. De pétrole, de gaz, d'uranium, d'air, d'eau. Son ultimatum est clair et sans pitié : Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l'exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d'ailleurs peu portées sur la danse).
Sauvez-moi ou crevez avec moi
 
Évidemment, dit comme ça, on comprend qu'on n'a pas le choix, on s'exécute illico et, même, si on a le temps, on s'excuse, affolés et honteux. D'aucuns, un brin rêveurs, tentent d'obtenir un délai, de s'amuser encore avec la croissance.
Peine perdue.
Il y a du boulot, plus que l'humanité n'en eut jamais.
Nettoyer le ciel, laver l'eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l'avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, – attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille 
récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n'en a plus, on a tout pris dans les mines, on s'est quand même bien marrés).
S'efforcer.
Réfléchir, même.
Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire.
Avec le voisin, avec l'Europe, avec le monde.
Colossal programme que celui de la Troisième Révolution.
Pas d'échappatoire, allons-y.
Encore qu'il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l'ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante. Qui n'empêche en rien de danser le soir venu, ce n'est pas incompatible.
A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie –une autre des grandes spécialités de l'homme, sa plus aboutie peut-être.
A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution.
A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore.
 
Fred Vargas
Archéologue et écrivain

Par AMAP des Cosmonautes - Publié dans : EspèrenBIO
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Dimanche 27 février 2011 7 27 /02 /Fév /2011 21:39

Les contrats légumes arriveront à échéance à la fin du mois de mars. Le temps est donc venu de préparer la suite. C'est pourquoi je me suis rendu sur la ferme du Tutal pour rencontrer Lionel et Nathalie ce dimanche matin.

Vous pouvez visualiser le diaporama des photos prises sur place, avec les légendes associées, en cliquant sur le lien suivant :

Visite-du-27-02-2011 Visite-du-27-02-2011

 

Après quelques considérations générales sur la vie du Réseau des Amap, un petit café, doublé d'un excellent alcool de poire, nous avons entamé la discussion sur le sujet principal : le prochain contrat de l'Amap des cosmonautes.

 

Petit bilan rapide

 

Principaux achats de matériel en 2010/2011 :

- machine à buter les patates, 1500 € d'occasion;Visite 27 02 2011 - 31

- broyeuse, 4000 €

- plastique de bâchage, 2000 €

 

à quoi il faut ajouter les dépenses :

- engrais organo minéral Bio, 1700 €

- plants de fèves, échalotes, patates, pour 900€

- autres non listées ici...

 

Prochain contrat

 

Le prix du panier n'augmentera pas cette année.

 

La question d'augmenter le nombre de paniers se posera l'année prochaine seulement, le temps de d'évaluer correctement les besoins qui sont de deux ordres:

 

- le premier et le principal est d'assurer à Nathalie, actuellement avec le statut de conjointe collaboratrice, une future retraite digne du travail qu'elle accomplit chaque jour. A ce sujet, je vous invite à podcaster ou écouter en ligne l'émission Interception de France Inter diffusée ce dimanche 27 février et intitulée Paysannes et fières de l'être.

 

- le second concerne le besoin, en poly-cultures, d'utiliser les outils adaptés à chaque cutlure. Mais ce matériel coûte excessivement cher et ne sert souvent que peu de fois dans l'année. Augmenter le nombre de paniers permettrait donc d'investir et travailler plus efficacement.

 

Un bon équilibre financier tournerait autour de 80 paniers sur les 2 amap (Cosmonautes et les Lilas)

 

Distributions du prochain contrat :  actuellement au nombre de 2, le mardi et le jeudi, Lionel souhaiterait passer , en période hivernale ( octobre à mai) à une seule distribution, compte tenu de la diminution des quantités dans le panier. Cela permettrait des économies de carburant, de km au compteur du véhicule et une journée de récolte en moins. Le temps ainsi gagné serait utilisé pour le travail de la terre, la préparation des plantations, les travaux d'aménagement des batiments (hangar, tunnel de plantations) etc ... Ce point important devra être discuté lors de l'AG.

 

 

Ateliers d'apprentissage

 

Vous avez peut-être un potager chez vous et vous souhaiteriez bénéficier de quelques conseils d'un professionnel : Lionel est là pour y répondre lors des distributions mais peut aussi vous transmettre un savoir faire. Il serait possible d'organiser sur l'année 1 ou 2 ateliers, sur des thèmes à définir ( greffage par exemple) : alors amenez vos idées à l'AG !

 

La date de l'AG de notre Amap sera fixée après les congés scolaires.

 

Philippe

Par Philippe - Publié dans : Amap Légumes
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Jeudi 24 février 2011 4 24 /02 /Fév /2011 21:54

Legumes110222.jpg

 

Pas de distribution les deux prochaines semaines, pendant les vacances scolaires toulousaines.

 

A la ferme, une pause dans les distributions, mais au programme des "vacances", un brin de toilette pour les serres et du rebachage (je ne parierais pas une carotte que le mot soit le bon, mais chacun comprendra de quoi il s'agit).

 

Reprise le 15 mars ... peut-être avec des radis ?

 

Par Marie - Publié dans : Amap Légumes
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Samedi 19 février 2011 6 19 /02 /Fév /2011 22:07

Le sous vide, c'est quoi exactement ?

 

Emballage-saucisseLa majorité de nos produits frais (viande, poissons, etc...) est emballée en sachets sous-vide.

Le sachet sous-vide est un emballage idéal pour optimiser la conservation des denrées alimentaires. Il  permet de doubler (au minimum) la durée de conservation des viandes par exemple, tout en préservant les arômes. En effet, en faisant le vide d'air dans le sachet, on enlève l'oxygène en contact avec le produit, gaz responsable des oxydations qui accélèrent son vieillissement.

 

Les conséquences du sous-vide sur l'aspect, le goût et l'odeur du produit.

 

Au final, les conséquences du sous-vide sur le goût et l'odeur du produit sont absolument nulles. Cependant, certains aspects visibles liés au sous-vide peuvent surprendre, et doivent donc être expliqués :

 

- en enlevant l'oxygène en contact de la viande, celle-ci perd un peu de sa couleur. La viande passe d'un rouge vif au contact de l'air, à un rose en son absence.

 

- à l'ouverture du sachet, ne vous étonnez pas si l'odeur de la viande est un plus "soutenue", c'est tout à fait normal, la conservation sous-vide a concentré les arômes, qui, d'un seul coup, "s'échappent" de l'emballage.

 

Avant toute préparation ou dégustation, il est important de sortir le produit de son emballage quelques temps auparavant, pour le ré-oxygéner.

En effet, c'est à l'air libre qu'il retrouve toutes ses caractéristiques (couleur, odeur, texture,...)

 

Congélation des produits emballés sous-vide.

 

Tous les produits emballés sous-vide peuvent être mis immédiatement au congélateur dans leur emballage. Nous le conseillons vivement ! Cette gestion vous évitera de laisser "trainer" un produit frais trop longtemps, caché dans un coin du frigo.

Stockés très frais au congélateur, ils retrouveront toute leur saveur après décongélation.

A la décongélation, n'oubliez pas d'ouvrir le sachet pour laisser le produit se ré-oxygéner.

 

Emballage sous-vide des viandes avec os.

 

Avec la technologie du sous-vide, en faisant le vide d'air à l'inPortrait-Juergentérieur du sachet, celui-ci se plaque à la surface de la viande.

S'il y a des os, le sachet se perce, et l'avantage du sous-vide (l'absence d'oxygène) disparaît. 

Ne vous étonnez donc pas de voir une sorte de "gaze" à l'intérieur du sachet recouvrir les os, elle permet d'éviter que le sachet ne se perce. Visuellement ce n'est pas très joli, mais très efficace.

 

Juergen Schuler

Magalassou

11420 LAFAGE

jurgen.schuler@orange.fr

Par Juergen - Publié dans : Amap Viande
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Samedi 19 février 2011 6 19 /02 /Fév /2011 20:10

Article paru dans la revue des professionnels du porc "REUSSIR PORCS", le 19 février 2008 par C.Gérard

 

http://www.reussir-porcs.com/actualites/reproduction-une-innovation-ceva-sante-animale-le-programme-sanitaire-de-nucleus-s-enrichit-d-un-nouveau-site&fldSearch=:TGT2HS9L.html
 
 

 

A St Sulpice des Landes, en Loire Atlantique, le programme sanitaire de Nucléus s'enrichit d'un nouveau site

 

Nucléus vient d’achever un bâtiment à Saint-Sulpice des Landes, en Loire Atlantique. L’objectif de ce bloc est d’élever dans une « bulle sanitaire » les porcelets issus des meilleures truies des différentes lignées et obtenus par hystérectomie.

Le site de Saint-Sulpice que vient d’achever Nucléus a une fonction tout à fait unique qui justifie les choix techniques qui y ont été faits. Ce bloc de 72 truies va recevoir des porcelets obtenus des meilleures truies du schéma par hystérectomie et permettre de les élever dans un environnement sanitaire totalement contrôlé. « il ne s’agit pas ici de faire de la sélection, mais d’obtenir des animaux dont on sait que le potentiel génétique est exceptionnel, d’un très haut niveau sanitaire »,
explique Bernard Le Rossignol, responsable technique, aux sélectionneurs et multiplicateurs du schéma venus visiter l’installation le 20 décembre dernier.

Cet élevage est situé à 250 m du bloc opératoire dans lequel les truies issues des élevages de la tête de pyramide de Nucléus sont hystérectomiées, pour fournir des porcelets de très haute valeur génétique, indemnes de contaminants.

Tout ceci est en fait la base du programme sanitaire de Nucléus. Initié en 2001 par Nucléus sur ce site de Saint-Sulpice des Landes, la technique de l’hystérectomie acquise auprès de l’Afsaa consiste à extraire des porcelets de l’appareil génital de la mère à « haut statut génétique » avant la naissance. Ainsi, ils ne se contaminent pas par une naissance par voie naturelle. Ils sont alors transférés sous atmosphère filtrée sous des truies receveuses de « haut statut sanitaire » dans un élevage totalement protégé. Cette manipulation permet l’obtention d’animaux de très fort potentiel génétique et d’une qualité sanitaire exceptionnelle.

La technique est en place depuis 2001. Mais les porcelets étaient, jusqu’à présent, transférés dans un élevage voisin de seulement une dizaine de mètres du bloc opératoire, une situation jugée à risque par
Hervé Pirouelle, vétérinaire Nucléus : « Les truies à hystérectomier arrivent au bloc en provenance de plusieurs élevages de sélection.Même si le bâtiment qui élève les porcelets issus de ces truies est sous filtration, bénéficie de toutes les normes de biosécu-rité, et n’a jamais été contaminé, nous estimons qu’une telle proximité entre le bloc opératoire et l’élevage pouvait constituer un risque. »

DES OPTIONS PRISES POUR RECEVOIR DES PORCELETS TOUTES LES SEPT SEMAINES
Avec 72 truies, le nouvel élevage fonctionnera en 4 bandes de 24 truies qui, toutes les 7 semaines, recevront — par transfert sécurisé en provenance du bloc opératoire — 45 à 50 mâles et quelques femelles des différents types génétiques Nucléus, porcelets issus de la tête de pyramide de sélection. À chaque bande, ce seront ainsi 290 porcelets issus de truies donneuses, mais aussi des receveuses, qui seront sevrés.
Des contrôles sérologiques et bactériologiques systématiques permettront de s’assurer de leur statut sanitaire, tandis que des mesures de consommation et de croissances permettront les contrôles des performances. Ce fonctionnement a conditionné toute la conception de l’élevage. Celui-ci fonctionne évidemment en circuit fermé : aucune introduction de semence, d’animaux, un peuplement en une fois de truies Large White assainies (en provenance du Gaec de la Viette, dans la Manche), le tout, bien sûr sous filtration totale. Pour le reste, l’élevage a tout d’un élevage conventionnel, à l’exception de quelques aménagements qui permettront le contrôle des performances. De plus, l’élevage possède une salle de contrôle et un ring de présentation largement vitré qui permettra de voir ces animaux de haut statut sanitaire. Comme aujourd’hui, les mâles seront destinés avant tout au CIA Cobiporc de Mésanger, qui abrite 38 verrats grand parentaux et 88 verrats terminaux et les cochettes au peuplement (ou repeuplement) d’élevages de sélection et de multiplication. !

Par AMAP des Cosmonautes - Publié dans : Pour se faire peur
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